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Difficultés à réinvestir des notions qui semblent
pourtant comprises : pluriel des noms; accord des adjectifs qualificatifs,
accords sujet verbe, homophones grammaticaux...
Difficultés pour certains à s'obliger à utiliser
le dictionnaire avant la demande de l'adulte (pour corriger une erreur)
Difficultés liées à l'emploi du passé simple
et à la maîtrise de la conjugaison.
Problèmes rencontrés avec le désir d'introduire
le dialogue. Nous n'avons pas eu le temps pour travailler ce point avant
la mise en page.
En séance d'écriture tous ensemble , difficulté
à gérer l'aide nécessaire pour le travail de relecture
et de correction de l'orthographe.
La date butoir fixée par notre rencontre de synthèse
sur le sujet a engendré quelques précipitations dans le travail:
je n'ai pas organisé, par exemple, d'atelier ponctuel sur une difficulté
rencontrée par plusieurs élèves (problèmes
de grammaire ou de conjugaison)
communication à haute voix
- nécessité de bien lire pour faire apprécier
son texte, en faire goûter l'humour.
- plaisir de lire aux petits ses propres productions.
lecture d'images
- lecture de paysages (savane)
- observation d'animaux
arts plastiques
- illustration des histoires sous formes de BD
- recherche d'illustration pour le fond de page. (techniques différentes)
Négocier
Négocier, cela veut dire inscrire dans la situation
didactique, du temps pour analyser et aménager la situation en fonction
des réactions des uns et des autres. Avec l'hypothèse que
le sens du travail scolaire relève rarement du "tout ou rien": on
peut toujours accroître le sens d'une activité à condition
de l'inscrire dans un projet concerté, d'alléger un peu les
attentes, de donner plus de temps, de transformer la consigne, d'introduire
un peu de diversité dans les cheminements. Souvent, avec de petites
variations, de petits ajustements qui ne modifient pas la pédagogie
du tout au tout, on peut abaisser le seuil à partir duquel l'activité
prend du sens, donc touche un plus grand nombre d'élèves.
Négocier les situations didactiques, dans cet esprit, ce n'est pas
seulement tenir compte de la réalité, du niveau, des attitudes
des élèves en planifiant son enseignement. C'est avoir
une sorte de capacité de régulation de l'activité
en temps réel, pour la proportionner non seulement au public, mais
à l'humeur, à l'énergie, à la dynamique du
moment. Les enseignants les plus consciencieux invertissent souvent beaucoup
de forces dans la création d'activités didactiques censées
captiver les élèves par leur substance ou la façon
dont elles sont amenées, mais ils accordent moins d'importance à
la régulation, à l'animation, à la relance,
à la gestion de projet, à le prise de décisions collectives,
à la façon de négocier tout en maintenant le cap.
Sans doute faut-il renforcer dans ce sens la formation des enseignants,
et donc leur donner l'occasion d'acquérir une pratique de la négociation
et de fortes capacités d'improvisation. En commençant par
donner un statut légitime à ces pratiques: aussi longtemps
qu'il entend suivre son scénario quoi qu'il arrive, à moins
d'être éjecté de la salle de classe, aussi longtemps
qu'il associe l'idée même de négocier à une
perte de pouvoir, le professeur condamne une fraction de ses élèves
au non-sens...
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